Pourquoi faire un MBA ?

Un diplômé de MBA serait promis à un avenir professionnel radieux… c’est souvent vrai. Mais attention ! Avant de s’engager dans la voie du MBA, il faut se poser les bonnes questions. Car si ce diplôme peut effectivement booster une carrière, rien n’est acquis : un MBA n’a de sens que s'il s’inscrit dans un projet professionnel cohérent.

Il ne faut pas, en outre, se lancer à la légère dans cette aventure particulièrement exigeante en termes de temps et d’investissement financier. Voici donc quelques bonnes raisons de choisir cette voie… parfois à nuancer et, dans tous les cas, à bien mettre en balance avec les autres options possibles.


 

Décrocher un MBA : un sésame pour une carrière ?

Le Master of Business Administration : les arguments prêchant en faveur de ce diplôme à la renommée internationale sont, sans conteste, nombreux. Voici les principaux :

> Apprendre à manager

Le MBA vise à former de futurs managers, efficaces dans leur travail au quotidien. Pour en faire de fins stratèges, il axe sa formation sur l’acquisition, par les participants, d’une vision transversale des fonctions de l’entreprise : marketing, logistique, gestion des ressources humaines, finance, comptabilité, etc.

La diversité des disciplines enseignées vise à rendre le futur manager opérationnel quel que soit le problème à résoudre en matière de management. Dans cette optique, les cours sont d’ailleurs inspirés de situations très concrètes, issues directement du monde de l’entreprise : conduite de réunion, animation d’équipes, gestion de conflits, etc.

Pour apprendre à prendre les bonnes décisions dans des situations complexes, les étudiants doivent se placer très vite dans la peau du Consultant ou du Chef d’entreprise : les cas pratiques sont légion, quand ils ne constituent pas l’intégralité des cours.

« Concret » rime donc bien avec « MBA ».

> Acquérir une double compétence

La stratégie MBA est particulièrement payante pour les personnes issues de filières techniques éloignées de la gestion et du management en entreprise : ingénieurs, médecins, juristes, biologistes, etc., peuvent ainsi acquérir de nouvelles compétences, plus généralistes, leur permettant de progresser dans l’entreprise et d’occuper des postes jusqu’alors inaccessibles. Cette double compétence est, à l’heure actuelle, très recherchée.

Certains estiment en revanche qu’un diplômé d’Ecole Supérieure de Commerce ne gagnerait pas nécessairement à s’investir dans un MBA, surtout généraliste : ses études lui auraient, par essence, déjà permis d’acquérir l’essentiel des notions nécessaires au management d’entreprise… Un MBA spécialisé pourrait, en revanche, lui ouvrir de nouvelles portes.

> Développer son sens du travail en équipe

Le MBA permet, aux dires des étudiants, de gagner en maturité et en confiance, notamment parce qu’il implique de nombreux travaux en équipe : la prise de parole en public devient indispensable. Il faut sans cesse confronter son point de vue à celui des autres membres de l’équipe, en discuter, le défendre… pour le faire adopter parfois, mais souvent pour l’adapter ou le modifier. On n’avance plus seul mais l’on doit tenir compte d’un ensemble de personnalités et de manières de voir les choses, comme ce sera le cas, plus tard, en entreprise !

> Booster sa carrière

Changer de secteur d’activité, gagner en flexibilité sur le marché du travail, donner une nouvelle impulsion à sa carrière, viser une réorientation vers des postes jusqu’alors inaccessibles par défaut de compétences : voilà les motivations principales des participants aux programmes MBA.

Car s’il a beaucoup évolué depuis sa création, le MBA a conservé sa vocation d’accélérateur de carrière : il permet d’ouvrir les portes de certaines entreprises prestigieuses, de se voir confier des missions stratégiques, d’accéder à des postes à responsabilité… Il reste pour beaucoup LE diplôme des futurs cadres dirigeants.

> Acquérir un profil international

Le MBA constitue un véritable passeport pour une carrière à l’étranger. Etudiants et professeurs de diverses nationalités s’y côtoient, apportant une réelle mixité culturelle et une dimension internationale au campus lui-même. Les cours, en France comme à l’étranger, sont pour la plupart dispensés en anglais.

Les semestres à l’étranger font en outre souvent partie du cursus. Les étudiants issus de ces formations font ainsi preuve d’une capacité toute particulière à travailler en équipe multiculturelle… ce qui intéresse, cela va sans dire, nombre d’employeurs.

> Faire progresser son salaire

Le nerf de la guerre ! Un diplômé MBA gagnerait entre 60 000 et 80 000 € bruts par an, soit environ 30% de plus que sans ce diplôme. Mais ces chiffres doivent être relativisés : en réalité, plus l’école est cotée, plus le salaire augmente. Tout le monde ne peut toutefois pas sortir de l’INSEAD…

> Développer son réseau de contacts

En MBA, un carnet d’adresses peut vite s’étoffer : les autres participants, bien entendu, en feront partie. Mais également certains recruteurs démarchant directement sur le campus ou des personnes rencontrées lors de diverses manifestations. N’oublions pas l’accès au réseau des anciens élèves, souvent très profitable à qui sait l’exploiter ! Certains vont même jusqu’à dire – et l’on ne sait plus s’il s’agit d’une boutade – que, si les frais de scolarité sont si élevés en MBA, c’est parce que l’on paierait cet accès au réseau de l’Ecole.


 

Une aventure à ne pas prendre à la légère

S’il est vrai que le MBA reste le seul diplôme reconnu à l’international, il n’est pas forcément la panacée pour tous. Avant de s’y coller, il faut bien peser le pour et contre.

Rester dans une démarche professionnelle cohérente

Un MBA ne présente un réel intérêt que s’il est entrepris dans une optique précise et apporte une réelle valeur ajoutée à un CV : un employeur, même s’il ne restera pas insensible à un candidat justifiant de l’un des MBA les plus cotés (INSEAD de Fontainebleau, IESE de Barcelone, London Business School et Harvard), recherche de moins en moins ce diplôme en tant que tel.

Son obtention doit s’inscrire dans une démarche professionnelle cohérente, pouvant, le cas échéant, être défendue lors d’un entretien d’embauche. Le diplôme, seul, ne suffit plus : sont avant tout appréciées des expériences et des personnalités.

Cela est d’autant plus vrai que l’offre de MBA se développant, elle est devenue complexe pour les futurs employeurs. Ces derniers ont dès lors tendance à ne reconnaître que les plus grands MBA internationaux…

Alors attention : on peut aujourd’hui être très diplômé, mais sans emploi et surendetté. Il ne s’agit donc, en aucun cas, de quitter un job sur un coup de tête pour se lancer, celle-ci baissée, dans un MBA !

Etre conscient de la charge de travail

Se lancer dans un MBA n’est pas anodin en termes de vie privée : l’aventure implique de mettre celle-ci entre parenthèses pendant une ou plusieurs années, tant la charge de travail est importante. Le soutien de toute la famille est alors indispensable, surtout si le candidat est père ou mère de famille !

Bon à savoir toutefois : les programmes sur un an sont généralement plus intensifs que ceux qui s’étalent sur 2 années. Votre formation antérieure pourra en outre vous permettre d’investir un peu moins de temps dans certaines matières. Le tout est de bien se renseigner sur le programme… et de s’organiser.

 

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