Comment choisir son MBA ?

Vous vous lancez dans un MBA : le principe est acquis. Reste à en définir les modalités. Voici quelques pistes pour clarifier les choses et éviter certains écueils. 

 

Full-time MBA, Executive MBA ou part–time MBA ?

En matière de choix de MBA, le premier à opérer concerne votre emploi du temps – et votre rémunération - des prochaines années…

Pouvez-vous vous permettre de cesser votre activité – en conservant ou non votre place – pendant 1 an ou 2 afin de vous consacrer entièrement à votre MBA (« Full-time ») ?

Ou préférez-vous jouer la carte de la sûreté et opter pour un MBA en « Part-time », voire à distance, qui vous permettra de ne pas interrompre votre carrière… et de conserver un salaire ?

Sachez en tout cas qu’aujourd’hui, la plupart des écoles proposent des MBA plein temps ou temps partiel qui débouchent sur le même diplôme. Quelques infos supplémentaires pour vous décider en toute connaissance de cause :

Full-time MBA

Ces MBA à plein temps s’adressent principalement aux cadres proches de la trentaine et forts de 3 à 5 ans d’expérience professionnelle ayant la possibilité de faire une pause dans leur carrière.

Associant cours théoriques et enseignements pratiques, il dure généralement entre 10 et 16 mois (format européen), parfois 2 ans (à la mode américaine). Ce modèle américain en 2 ans constitue encore la référence : considéré comme la formule la plus complète, il intègre, entre les 2 années de formation, une expérience en entreprise.

Part-time MBA

Ces MBA à temps partiel (aujourd’hui 30% environ des programmes MBA) s’organisent autour de cours dispensés en soirée et le week-end, sur une durée habituellement comprise entre 18 mois et 2 ans, mais pouvant aller jusqu’à 4 ans !

Ils concernent des personnes bien ancrées dans un milieu professionnel qu’elles ne peuvent pas se permettre de quitter pour suivre une formation à plein temps.

Côté finances : il s’agit des MBA les plus chers ! Mais les écoles savent ce qu’elles font : ils sont généralement pris en charge, dans leur quasi-totalité, par les entreprises qui souhaitent faire progresser un personnel à fort potentiel... Encore faut-il trouver, à proximité de son travail, la formation MBA qui convient !

Executive MBA

Lancée par l’université de Chicago, cette formule gagne du terrain. Elle est désormais proposée par les plus prestigieuses écoles – et les plus réfractaires à ce système il y a quelques années encore. Elle est arrivée en France en 1993, avec la mise en place de l’Executive MBA de l’Essec.

Ces MBA sont très proches des MBA à temps partiel (Part-time MBA). Ils sont toutefois destinés à des cadres plus expérimentés (entre 5 et 10 ans), identifiés comme hauts potentiels et souhaitant actualiser leurs connaissances des outils de management sans avoir à démissionner.

L’idée est de booster une carrière ascendante, de lui apporter, entre autres, une ouverture internationale… non de tout remettre en cause par une solution supposée miracle. Les programmes des Executive MBA durent au maximum 2 ans, les cours étant planifiés en soirée, le vendredi et le week-end, pour s’adapter aux emplois du temps des salariés. Orientés « pratique », ils permettent aux participants de travailler sur des problèmes rencontrés au sein même de leurs entreprises.

Attention : la formation est exigeante et nécessite d’être déjà bien intégré au sein de son entreprise, de manière à gérer le travail quotidien avec suffisamment de facilité pour pouvoir se consacrer plus ou moins tranquillement à ce MBA !

MBA à distance

Pour les moins disponibles d’entre vous, les MBA à distance, voire online, se développent. Mais attention à la qualité des cours dispensés et à la réputation desdits MBA ! Pour éviter les déceptions, renseignez-vous aussi précisément que possible avant de sortir votre carte bancaire…


Un MBA en France ou à l’étranger ?

Faire son MBA à l’étranger présente-t-il nécessairement de l’intérêt ? Oui… et non.

Pour faire votre choix, il vous faut avant tout identifier clairement dans quelle région du monde vous souhaitez travailler ! Outre la réputation de certains MBA en Angleterre ou aux Etats-Unis, rien n’oblige un aspirant-MBA à s’expatrier, surtout si son ambition est de faire carrière dans une entreprise franco-française basée à Paris. Celle-ci saura, sans aucun doute, apprécier à sa juste valeur tout diplôme MBA de l’une de nos grandes écoles !

Il est vrai, toutefois, qu’un MBA acquis à l’étranger peut apporter une réelle valeur ajoutée, à ne pas négliger, aux cadres restés en France mais en relation constante avec l’international : connaître d’autres cultures, avoir eu l’occasion de s’imprégner des habitudes business de ses partenaires ou concurrents, permet incontestablement de mieux appréhender certaines problématiques. Nul doute non plus que c’est encore hors de nos frontières que l’on trouve les programmes les mieux cotés, même si l’INSEAD (Fontainebleau) et HEC tirent de mieux en mieux leur épingle du jeu ! Pour certains employeurs, cela peut faire la différence.

Dernier cas de figure : vous souhaitez, coûte que coûte, tenter votre chance à l’étranger ? Recherchez alors les MBA géographiquement proches d’employeurs potentiels et profitez-en pour tisser vos réseaux. Si la finance vous attire, rapprochez-vous du cœur de cette activité et visez, à New York, Columbia ou Cornell. La haute technologie vous fait de l’œil ? Faites du pied à la Silicone Valley et postulez à Stanford…

MBA multisites : à prendre ou à laisser ?

Alléchante, la possibilité de parcourir le monde pour étudier… les grandes écoles proposent de plus en plus de cursus prévoyant la fréquentation de 2 ou 3 établissements internationaux partenaires. L’immersion, idéalement, est également culturelle et professionnelle.

L’ESSEC a ainsi mis au point, il y a une dizaine d’années, un programme offrant l’opportunité aux étudiants de partir au Japon pour une durée minimum de 3 mois : cours de japonais, immersion dans une famille et stage en entreprise sont alors à l’honneur.

Enrichissant, bien sûr… sauf côté compte en banque. Car vivre une expérience unique coûte cher : pour suivre de tels programmes, il faut débourser en moyenne 20 000 €, hors dépenses liées au séjour proprement dit !

 

 

MBA généraliste ou spécialisé ?

Le MBA est à l’origine, rappelons-le, une formation généraliste au management, axée sur la prise de décision stratégique (marketing, finances, ressources humaines, etc.) et ce, quel que soit le secteur d’activité. Les programmes de MBA spécialisés dans un secteur fleurissent pourtant en France.

Le point sur les MBA spécialisés

Luxe, agroalimentaire, informatique, encadrement sportif, aéronautique, mode, voire jeux vidéo… Les écoles ont tendance à miser sur une stratégie de niche qui leur permet d’acquérir plus aisément une réelle légitimité : il existe généralement peu de formations dans les domaines choisis. Mieux ! Elles s’appuient sur les produits et services qui font la renommée de leur région pour justifier leur excellence : MBA spécialisé en aéronautique à l’ESC Toulouse, Wine MBA à Bordeaux Ecole de Management, MBA maritime à l’Ecole de management marseillaise Euromed, etc.

Les spécialistes de ces secteurs sont forcément légion sur place… et l’enseignement à la fois d’autant plus pointu et concret.

D’autres écoles de province, pour se distinguer des parisiennes, misent aujourd’hui largement sur l’entreprenariat. Placé au cœur de leurs programmes, ce thème répond à l’engouement observé pour la création d’entreprise…

Tandis qu’aux Etats-Unis, où les MBA durent 2 ans, les étudiants se spécialisent au cours de leur 2ème année, le MBA spécialisé permet, en quelque sorte, de gagner du temps… mais implique d’avoir très précisément identifié le secteur dans lequel vous souhaitez travailler par la suite !

Il s’adresse, de toute façon, à des candidats ayant déjà une expérience dans le secteur concerné : il s’agit de cadres bac+4/5 qui souhaitent devenir des responsables opérationnels capables de s’appuyer sur une expertise généraliste en management… déjà appliquée à la spécialité choisie. Cela leur permet, grâce à l’enseignement de matières pointues dans le secteur concerné, de s’assurer immédiatement une bonne connaissance et une bonne compréhension de ses acteurs et de ses enjeux.

Les promotions, dans ce type de MBA, sont de petite taille. Leurs débouchés dépendent évidemment de l’état de santé du secteur d’activité en question…

MBA spécialisé ou Mastère spécialisé ?

A première vue, le MBA spécialisé et le Mastère spécialisé sont similaires. A première vue seulement.

Généralement moins cher qu’un MBA spécialisé, le mastère spécialisé requiert en revanche un investissement en temps plus important. Alors que le MBA est proposé à temps partiel à des personnes déjà en activité, ce n’est en effet pas le cas du mastère, dont le programme doit être suivi à plein temps. Sur le plan international, le MBA reste, quoi qu’il en soit, la référence.

ATTENTION : il convient aussi de bien distinguer les véritables MBA des appellations « MBA » attribuées à des diplômes qui devraient, en réalité, s’appeler « Master ». Tandis que le MBA est supposé être réservé à des personnes justifiant déjà d’une certaine expérience professionnelle, certaines écoles utilisent en effet cette appellation (non protégée) afin d’apporter une teinte « internationale » à une formation destinée à des étudiants de niveau bac + 4 ou bac + 5 sans expérience. Ce sigle, vendeur, sert également à mettre en avant certains cursus auxquels la Conférence des grandes écoles n’a pas attribué le label de « Mastère spécialisé »…

MBA généralistes : pas tous identiques !

Vous optez finalement pour un MBA généraliste ? Cela ne vous dispense pas d’étudier attentivement les programmes des uns et des autres : les grandes orientations, aussi généralistes soient-elles, diffèrent malgré tout d’une Ecole à l’autre ! Il en est de même des options proposées.

 

Classements, certification et réputation des MBA

Après observation minutieuse des programmes, mise à plat de votre projet professionnel, examen de vos possibilités en termes d’interruption de carrière et d’expatriation éventuelle, vous pensez avoir déniché le MBA qu’il vous faut ? Pas si vite !

Avez-vous pensé à vérifier la réputation de la formation en question ? Car, s’agissant d’un label comme le MBA, totalement libre d’utilisation, la prise en compte de ce critère est absolument primordiale !!! N’importe quelle école peut en effet décider, du jour au lendemain, de lancer un programme MBA.

Penchez-vous donc sur la notoriété, la puissance du réseau, les relations (partenariats éventuels) avec les entreprises, la qualité du corps professoral, les accréditations du MBA convoité…

Vous pouvez par exemple être rassuré s’il arbore l’un ou l’autre de ces labels – sans devoir pour autant éliminer d’office les non-labellisés :

  • Label EQUIS, qui tient lieu de référence en Europe depuis 1997,
  • Label AACSB, label américain créé en 1916 et arrivé sur notre continent il y a quelques années,
  • Label Amba, label britannique réservé aux seuls programmes MBA.

 

Les écoles françaises accréditées : Essec, HEC, EM Lyon, ESC Grenoble, ESCP-EAP, Audencia, Edhec, Bordeaux Ecole de Management, Reims Management school, ESC Toulouse, ESC Rouen, Insead, IAE Aix-en-Provence, les Ponts et Chaussées, Institut commercial de Nancy, Theseus, IEP Paris.

Référez-vous également aux classements établis par la presse spécialisée (française comme étrangère), en particulier, si vous visez haut, aux plus célèbres : ceux du Forbes et du Financial Times…

En 2011, par exemple, seul 1 établissement français se trouvait dans le « Top 10 » des meilleurs programmes « Global MBA » d’après le Financial Times : l’INSEAD (4ème place). HEC et l’EM Lyon y figurent parmi les 100 premiers. Alors que les programmes américains restent parmi les mieux cotés, c’est la London Business School, qui, en 2011, a pris la tête du classement.

 

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